Bouillons cubes : que contiennent-ils ? Sont-ils bons pour la santé ?

Bouillons cubes : que contiennent-ils ? Sont-ils bons pour la santé ?

Pratiques et souvent présentes dans nos cuisines, les bouillons cubes séduisent par leur facilité d’emploi. Mais derrière ce geste rapide se cachent des ingrédients et des risques que vous devriez connaître avant d’en ajouter un à votre recette.

Que trouve-t-on vraiment dans un bouillon cube ?

Un cube de bouillon n’est pas qu’un concentré d’arômes. Il contient surtout beaucoup de sel. D’après les analyses disponibles, on trouve environ 48 g de sel pour 100 g de produit. Concrètement, un cube pesant 10 g apporte près de 5 g de sel.

On y repère aussi des sucres ajoutés comme du saccharose ou du sirop de glucose. Ils servent à arrondir le goût. Vous trouverez enfin des corps gras industriels, souvent de l’huile de palme, pour stabiliser la texture.

Les fabricants incorporent régulièrement des additifs. Parmi eux, l’exhausteur de goût connu sous l’étiquette E621 (un glutamate) est fréquent. On y trouve parfois des colorants ou des conservateurs. Ces ingrédients classent les cubes parmi les aliments ultratransformés.

Quels sont les risques pour votre santé ?

Le premier problème est la quantité de sel. L’Organisation mondiale de la santé recommande au maximum 5 g de sel par jour pour un adulte. Un cube apporte presque cette dose à lui seul. Si vous ajoutez d’autres aliments salés, la limite est vite franchie.

Un excès de sel favorise la rétention d’eau et l’hypertension. Sur le long terme, il augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Les produits ultratransformés sont aussi liés à un risque plus élevé d’obésité et de diabète.

Certains additifs peuvent provoquer des effets chez les personnes sensibles. Le glutamate (E621) est parfois associé à maux de tête ou nausées. Des colorants ou procédés industriels utilisés pour certains cubes ont été mis en cause dans des études pour leurs effets potentiellement nocifs.

Comment réduire les risques sans renoncer au goût ?

Vous n’êtes pas obligé d’abandonner toute assaisonnement. Voici des gestes simples à adopter.

  • Réduisez la dose conseillée sur l’emballage. Utilisez la moitié. Vous conservez du goût et gagnez en sel en moins.
  • Diluez un cube dans 2 litres d’eau au lieu d’1 litre. Le résultat est moins salé.
  • Lisez les étiquettes. Favorisez les versions pauvres en sel ou bio. Évitez celles contenant des ingrédients peu reconnaissables.
  • Remplacez progressivement par des herbes fraîches, des aromates ou un bouillon maison.

Recettes simples de bouillons maison

Bouillon de légumes maison

Ingrédients pour environ 1,5 litre :

  • 1,5 litre d’eau
  • 2 carottes (150 g)
  • 1 oignon (150 g)
  • 2 branches de céleri (100 g)
  • 1 poireau, partie blanche
  • 3 gousses d’ail écrasées
  • 1 poignée de persil frais
  • 2 feuilles de laurier
  • 5 grains de poivre
  • 1 cuillère à café de sel (optionnel)

Préparation : Coupez grossièrement les légumes. Mettez-les dans une marmite avec l’eau et les aromates. Portez à ébullition, puis laissez mijoter à feu doux 45 minutes à 1 heure. Filtrez. Goûtez et ajustez en sel. Congelez en portions, ou versez dans des bacs à glaçons pour un usage facile.

Bouillon de volaille maison

Ingrédients pour 2 litres :

  • Carcasse d’un poulet rôti (ou restes de volaille)
  • 2 carottes (150 g)
  • 2 oignons (200 g), non pelés pour la couleur
  • 2 branches de céleri (100 g)
  • 2 feuilles de laurier
  • 2 branches de thym
  • 8 grains de poivre
  • 2 litres d’eau
  • 1 cuillère à café de sel (selon goût)

Préparation : Placez la carcasse et les légumes dans une grande casserole. Couvrez d’eau froide. Portez doucement à petite ébullition. Écumez la mousse qui remonte. Laissez mijoter 1 h 30 à 2 h. Filtrez et laissez refroidir. Retirez la graisse qui remonte avant de congeler en portions.

Conclusion : pratique, mais à consommer avec discernement

Les bouillons cubes offrent une solution rapide. Mais ils apportent beaucoup de sel, des additifs et des graisses industrielles. Ils sont classés parmi les aliments ultratransformés.

Plutôt que d’abandonner totalement ces produits, limitez-les. Préparez de petites quantités de bouillon maison. Vous contrôlez le goût et la qualité. Vos plats gagnent en saveur et votre santé aussi.

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Auteur/autrice

  • Ariane Mercier est une spécialiste passionnée de gastronomie, diplômée de l’Institut Paul Bocuse et forte de plus de dix ans d’expérience dans la création culinaire et la rédaction gastronomique. Elle a collaboré avec de grands restaurants étoilés en France et en Italie, tout en développant des ateliers culinaires mettant l’accent sur la transmission des savoir-faire et l’innovation. Curieuse, rigoureuse et pédagogue, Ariane partage des conseils pratiques ainsi qu’un regard affûté sur les tendances gastronomiques au fil de ses voyages et rencontres avec des chefs renommés.

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